Aperçu
/ échantillon de lectureDocument de 342 pages |
3ème
de
L’heure
Juste à L'arc de Triomphe
Trilogie de sagesse

ISBN 978-2-9810667-5-6
Auteur : Mustapha Soufia
©
CristalRay
______________________________________________________________
Données
de catalogage avant publication (Canada)
Soufia, Mustapha
Sagesse de l’Alchimiste
3ème de
L’HEURE JUSTE À L'ARC DE TRIOMPHE
ISBN
978-2-9810667-5-6
Bibliothèque nationale du Québec
© Éditions
CristalRay, 2009 - Tous droits réservés
Toute reproduction
totale ou partielle de cet ouvrage, que ce soit par les moyens mécaniques,
électroniques, par photographie, par bandes magnétiques, par microfilm, par
diffusion sur le réseau Internet ou par quelques autres moyens que ce soit est
interdite sans l’autorisation préalable de l’auteur ou de la maison d’édition.
L’auteur de cet ouvrage ne préconise
aucune compétence médicale légale et ne
prescrit aucune forme de traitement. Si le lecteur utilise l’une ou l’autre des
informations fournies, c’est son droit constitutionnel légitime. L’auteur
n’assume aucune responsabilité quant à l’usage de sa publication.
Les éditions
CristalRay remercient le ministère du Patrimoine canadien du soutien qui leur
est accordé dans le cadre du programme d’aide au développement de l’industrie
de l’édition. Les éditions CristalRay, remercient également le conseil des arts
du Canada et la société de développement des entreprises culturelles du Québec
Les éditions CristalRay bénéficient du programme de
crédit d’impôt pour l’édition de livres du Gouvernement du Québec.
TABLE
DES MATIÈRES
La sainte face de la
sagesse ultime ou le cœur de Dieu
L’alchimiste et l’étroit
chemin
Tendance ultime de la
méditation quotidienne
Du grand, grand silence à la musique des sphères!
Renoncement au
dogmatisme et rejet du réductionnisme
La sagesse engagée absout
la dualité séparatiste entre science et philosophie
Confrontation avec la
science & coups de fouet à la religion
Le
darwinisme et la pensée magique moderne
Coups de fouet à la conscience scientifique
Composer avec l’histoire ou divorcer?
L’expansion du phénomène
religieux et ses expressions modernes
Aberrations monumentales et
corrections majeures
Déjouer les pièges
linguistiques et les confusions de niveaux
Confrontation avec le
sophisme
Résistance et non
résistance, la loi naturelle
L’insatisfaction motif de
l’action, le monde à l’envers
Le désir du cœur, moteur de
la vie
L’expectation, l'attente et
les possessions
Démantèlement du
sophisme moderne
Y a-t-il un sens fondamental et intrinseque à la vie?
Le mal est-il nécessaire
pour le bien?
Le début de la sagesse est
son aboutissement
La connaissance versus la
révélation
Spiritualité haute
fréquence versus spiritualité basse fréquence
Confrontation ouverte sans
complaisance
L’aberration fondamentale,
et l’équanimité
Spiritualité du
sous-développement
La dignité humaine devant
le ridicule!
Droits humains et injustice
des religions à l’égard des femmes
Retour de la conscience à
sa source originelle
Notre
père ou ‘’notre amour’’ ?
Méditation pour guérir le monde
Gracieuseté, recettes et partage
Réforme du système éducatif & recherche des talents
Message pour l’Amérique et
lettre au Président Obama
EXTRAITS BIOGRAPHIQUES
DE L’AUTEUR
CHAPITRE 2
RENONCEMENT
AU DOGMATISME ET REJET DU RÉDUCTIONNISME
Religieux et scientifiques se partagent le lot
…/…
Bien que traditionnellement ces deux
domaines de la science et de la religion sont considérés opposés ou
antagonistes, la grande sagesse engagée les voit sous le même angle et les met
donc dans le même sac du réductionnisme fanatique. Car du pareil au même, la
science est devenu une ’religion séculaire’, une sorte de substitut présentant
les mêmes caractéristiques dogmatiques ou du moins très semblables. Sans liberté d’esprit et de questionnement
fondamental, il n’y a vraiment pas grande différence !
Ceci dit, je
mettrais d’office sous la même bannière, le rationalisme cartésien, le
matérialisme dialectique, ainsi que le réductionnisme scientifique. Car le
phénomène religieux touche autant les intellos fanatiques, même s’ils sont
athées et qu’ils se targuent de scientisme, au même titre qu’il touche les
hommes et femmes ordinaires de la rue passante.
LA
SAGESSE ENGAGÉE ABSOUT LA DUALITÉ SÉPARATISTE
ENTRE SCIENCE ET PHILOSOPHIE
_ Avant de te
lancer dans cette aventure, et bien que je me contenterais personnellement de
ta crédibilité et de la pertinence de tes pensées originales, le lecteur
scientifique exigerait avant tout, une certaine légitimité, voir une autorité
en la matière !
_ Bien que
l’habit ne fait pas le moine, un petit extrait de ma biographie en tant
qu’ingénieur industriel de Belgique adoucirait bien les pentes et arrondirait
peut-être les angles de perception. Il n’en dit pas long ; car le diplôme
en soi n’est qu’un point de repère, mais une trentaine d’années de recherche
personnelle couronnées de nombreux changements radicaux dans ma conception de
la science, valent plus qu’un diplôme. Je crois. Toutefois, le gros lot, je
l’ai obtenu en sortant de ‘la caverne de Platon’ et je l’ai vécu à maintes
reprises en m’exposant à la ‘révélation’ ! J’ai réussit, parce que je suis
resté humble sans jamais lâcher ma quête, et je n’ai jamais accepté de
dissocier totalement la philosophie de la science. Bref, je renvoi le lecteur
sceptique à passer tout de suite en diagonale cet extrait de ma biographie
exposée en annexe, s’il y tient.
Ce n’est là qu’une perspective pour me
situer un peu, égal à moi-même, vis-à-vis du lecteur. D’autre part, à mon sens,
un être indépendant, chercheur authentique de vérité et en quête de la plus
grande liberté, ne peut jamais être partisan sectaire ou exclusif. Il n’entre
point dans ces considérations séparatistes conflictuelles, toujours à la mode
en tout temps et lieu au cours de l’histoire humaine. Si l’on ne veut pas d’œillères,
ni d’aucune casquette contre une autre, on ne doit même pas croire à la blague
de la séparation, source de toute confusion et conflit, source de jeux de
manipulations obscurantistes aussi !
Fondamentalement l’être humain est chercheur
de vérité, pourquoi? Pour plus de liberté et d’accomplissement. Chercheur de
lumière pour échapper aux pièges de l’ignorance, de l’obscurité et de la
confusion qui l’empêchent de créer et de manifester librement les vœux et les
désirs de son cœur. Naturellement il se réjouit dans l’émerveillement du
savoir, pour déjouer les fraudes et élargir son champ de conscience, de liberté
et de puissance. Personne ne veut être encagé dans l’ignorance et l’impuissance
devant des limitations frauduleuses et simplement illusoires ou imaginaires.
Quel est le ‘poisson’ qui ne voudrait pas sortir de son aquarium imaginaire,
pour profiter de toute la largeur du lac ou de l’océan?
Au départ le
champ d’investigation était sans limite ni séparation, parce que l’être humain
multidimensionnel est un tout, concerné par tout, à tout bout de champ !
Il ne veut sacrifier aucun degrés de sa liberté multidimensionnelle recherchée.
Il n’y avait aucune frontière entre philosophie et science. La philosophie a toujours été la mère des
sciences et l’esprit même de toute recherche fondamentale. Qui peut le plus
peut le moins. Pourquoi admettre encore de nos jours ces séparations
artificielles et ces conflits de pouvoir de jadis ; ces conflits qui ont
été à l’origine, de simples conflits de générations en réalité?
Le savoir n’admet pas de limites ni de
frontières, et l’esprit de vérité respecte fondamentalement, autant la logique
que l’expérience empirique. Retirez la logique ou l’expérience empirique à la
science ou à la philosophie, il n’en restera plus rien de valeur. Je dirais
Non, à la blague de la séparation: car la science ne peut se passer ni de la
logique mathématique indubitable ni de l’humilité devant les faits objectifs
observables, procurés par l’expérience empirique. Autant, la philosophie ne
peut se passer de l’expérience des faits observables formant (la source même de tout questionnement
honnête), ni de la rigueur mathématique de la rationalité formelle. On ne
peut non plus admettre une frontière réelle entre les domaines d’investigation
de l’une et de l’autre ! Le réductionnisme qui veut trancher la frontière
entre les deux n’est en réalité qu’une tendance obscurantiste, pour garder la
main mise sur la science et la gérer comme une vache à traire, loin de la
liberté fougueuse de l’esprit philosophique.
Les
commerçants de la science et de la haute technologie veulent des moutons et des
vaches dociles et maniables, pas des chevaux sauvages ou des aigles !
Personne n’ignore que le philosophe sait trop parler et vit de principes
inaliénables, le technicien sait rarement bien s’exprimer et trop souvent naïf
et pragmatique.
Au fond, la séparation entre scientifiques
et philosophes, c’est tout à fait le jeux classique ‘diviser pour régner’, et au cas échéant, saboter carrément la
recherche fondamentale, et ridiculiser unilatéralement toute rigueur logique
qui pointe le côté transcendantal de la vie. Tout ce qui est d’ordre
métaphysique ou transcendantal relève de la ‘folie’ pour les moutons et leur
maîtres (Cf. sortir de la caverne de Platon).
Je soutiens d’abord qu’on ne peut impunément
marginaliser la philosophie, tout en s’appropriant financièrement la science. Je soutiens ensuite que c’est une fraude
historique de séparatisme mercantile, qui oppose la science à la philosophie.
Dans la réalité pragmatique, rien n’empêche de définir conventionnellement
différentes casquettes pour un jeu de rôle, de prédominance prédéfinie à fin de
spécialiser les acteurs sur les vastes champs d’investigation. Je n’en
disconviens pas. C’est nécessaire dans toute communication officielle qui se
respecte. Néanmoins, sans exclusion tendancieuse, ça ne doit être qu’une règle
de jeu, sans devenir un tabou ni un sacrilège.
Le
vrai chercheur scientifique ne peut se passer d’aucun enchaînement logique de
questionnement intégral même d’ordre philosophique ou métaphysique sur ce qu’il
observe à la frontière du savoir démontrable. Et un vrai philosophe ne peut se passer des faits objectifs observables
et mesurables dans les rapports scientifiques, s’il ne veut pas devenir un
sophiste ou un membre stérile en marge de la société. Il ne faut pas être
nécessairement un grand mathématicien pour faire le pont entre les deux. La
hauteur de vue s’impose pour faire de tout le champ de la science et de toutes
ses données empiriques, le domaine de prédilection de toute activité
philosophique pragmatique vivante. Peut-on reconnaître que la science est la fille de la philosophie, tout comme la philosophie
est l’enfant de la nature humaine multidimensionnelle? Elles sont en réalité les deux facettes d’une même réalité : l’Amour du Savoir.
Je peux
révéler à celui qui est prêt à le saisir au sens large du terme, que la
philosophie est essentiellement objective et incontournable parce qu’elle
adhère à la réalité du terrain, alors que la science est essentiellement
idéaliste et mathématique, parce qu’elle tient à interpréter les phénomènes
pour exploiter leur mécanismes au service de la vie. Sans cela la philosophie n’est que sophisme et la science n’est que
charlatanisme ou empirisme divinatoire, pour ne pas dire tâtonnement
d’aveugles ! Je rêve d’avoir un jour le corps de recherche scientifique,
recruter les philosophes matheux les plus fous et les plus libres d’esprit, qui
n’hésitent devant rien et n’acceptent aucune œillère ni aucune gestion
mercantile de leurs recherches. Ce sera bien possible, aussitôt que l’État de
droit se charge de financer la recherche et interdit la manipulation mercantile
des cerveaux de recherche.
On examinera ci-après l’origine historique
de ce clivage stérile absurde et de ces séquelles de la maladie du conflit de
générations. C’est une épidémie devenue séculaire causée par le virus du
fanatisme religieux, qui condamne le matérialisme scientifique.
Je me contente ici de souligner que le
matérialisme scientifique n’est qu’un réalisme méthodique, qui n’a rien à voir
avec le matérialisme mercantile bête et discipliné, ni avec le tâtonnement d’un
bâton d’aveugle d’ailleurs. Si la science se déclare ouvertement amorale, ce
n’est qu’un gage d’humilité et d’ouverture, car elle rejette viscéralement
toute présomption immorale. Il n’y a
fondamentalement rien de plus moral, intègre et objectif que l’esprit de la
science, mais son domaine d’investigation est essentiellement amoral. Mais
jamais immoral ! Je ne parle pas de ce qu’il reste de l’esprit
scientifique en dehors des vanités mercantile contemporaines. Hélas, il n’en
reste pas grand-chose, ou presque! Mais encore faut-il, que les scientifiques
se passent de toute autre casquette, ou du moins le déclarer ouvertement,
aussitôt qu’ils commencent à parler à titre d’individus en dehors de leur
périmètre d’autorité officielle. Actuellement, je parle à titre de philosophe,
par exemple. Je n’ai que le méthodisme scientifique à l’appui. Mes conclusions
ne relèvent donc pas des sciences exactes. Un scientifique en recherche
fondamentale est essentiellement un philosophe pragmatique, amoral, réaliste et
très intéressé pour l’intérêt commun.
_ Quelle est
donc la frontière plausible entre le vrai philosophe pragmatique et le vrai
scientifique en recherche fondamentale?
_ La lumière de la vérité dissipe toute
pénombre frontalière discriminatoire. Toute recherche libre indépendante et
sans œillère, embrasse intégralement tout le savoir autant physique que
métaphysique et elle ne se fait pas de bornes. Elle s’inspire de tout. La science demeure essentiellement
matérialiste de méthodes, idéalistes de principe (math) pour s’exprimer
honnêtement sur ce qui est physiquement tangible et mesurable. Tandis que la
philosophie demeure essentiellement idéaliste de méthode mais tout à fait
réaliste ou ‘’matérialiste’’ de principe pour s’exprimer honnêtement sur ce qui
est métaphysiquement actif, pertinent, logique et compréhensible.
Malgré qu’on a longtemps laissé pour compte
la philosophie dans le panier de la religion, ce sont bien les philosophes
pragmatiques qui ont circonscrit et jalonné le champ épistémologique de
l’esprit scientifique moderne ! Ils ont d’autre part élargit l’activité de
recherche scientifique, pour embrasser l’aspect multidimensionnel dans la
phénoménologie humaine. Ils ont justifié par là, leur raison d’être et leur
mission de conciliateurs, pour fusionner ces deux aspects de la recherche
humaine du savoir et de la liberté.
Il faut
reconnaître à César ce qui revient à César ! N’est-il pas louable de
rendre grâce à ces pionniers de la science et de la philosophie moderne,
d’avoir courageusement jeté les ponts nécessaires, même s’ils se seraient
quelquefois enfargés dans des considérations morales, théologiques ou
politiques? N’ont-ils pas fait la différence quand même, pour mériter tout le
salaire de leurs labeurs?
Si par loyauté, gratitude ou intégrité on
veut bien honorer leur perspicacité et leur vision juste, ils mettront
rapidement les scientifiques matérialistes sur de grandes pistes d’exploration,
d’expérimentation et de démonstrations fructueuses. En voici un exemple. Les
scientifiques matérialistes croient volontiers que tout est vibratoire (je
parle de vibrations de tout ordre, autant mécanique qu’électromagnétique…)
s’ils admettent aussi que les pensées sont des choses qui ont des fréquences ou
des couleurs vibratoires, et s’ils ne se contentent pas de mesurer les ondes
cérébrales par contact physique, mais veulent bien poursuivre leur propagation
sans fil, on sera bientôt surpris des bonnes trouvailles! J’en suis certain.
Imaginez des antennes des relais et des amplis spéciaux pour ces
propagations !! Par principe de
cohérence, celui qui croit fermement que tout est physique et que tout le
phénomène vie qu’on observe, fait partie intégrante de ce monde physique plus
ou moins subtil, il doit alors soutenir que l’amour, la peur, la joie, la
colère, sont des phénomènes physiques vibratoires explorables. Cette
intégrité impartiale lui ouvre alors de nouvelles portes. Il commencera à se
demander sérieusement : quel est la couleur vibratoire de l’amour, de la
peur, de la haine, de la colère, de l’obstination, de la volonté, de la
déception, de la culpabilité, de la honte, de la timidité, de la tristesse ?…
etc. La plupart de ces binômes ‘pensées
émotions’ sont d’ordre électromagnétique, étheriques et se propagent
physiquement pour affecter l’entourage à courte ou longue distance. Cela fait
partie de la phénoménologie expérimentale, qui affecte physiquement le corps
vivant, autant que l’appareil d’investigation approprié. Quand allez-vous
commencer à détecter, mesurer et identifier ce genre de phénomènes, ne
serait-ce que pour limiter leurs effets sur l’environnement psychosocial ?
(dans mon labo la psychométrie et l’électronique de transmission du signal font
ménage).
Je peux vous
dire que certaines vibrations et émissions émotionnelles sont même si intenses
qu’elles se propagent comme un feu qui embrase l’entourage ! Pensez aux
paniques, hystéries et psychoses collectives. C’est littéralement ‘un feu’ plus
subtil et plus ou moins directement destructeur. Le feu de l’amour et de la
compassion est plutôt constructeur, alors que le feu de la colère et de la peur
laisse ses traces vibratoires longtemps sur les lieux de l’événement. L’endroit
d’un meurtre demeure physiquement chargé
de ces vibrations mesurables et sa contamination persiste très longtemps
après le crime. Tout le monde en passant par les lieux ressent quelque chose
d’affreux mais indicible, sans être au courant de rien. Donc la ‘machine
humaine’ est déjà munie d’un instrument de détection et peut-être même de
mesure et d’interprétation du phénomène ! C’est là une piste pour
s’inspirer de cet instrument biologique et le dupliquer physiquement pour
servir plus tard, parmi les moyens effectifs de décontamination des lieux. Il y
a lieu de toute une technologie à développer, ces jours ci. C’est seulement un
exemple pour mettre les physiciens et les biologistes sur une piste devant les
responsabilités qui leur incombent.
Voyez vous le
rôle du philosophe qui questionne sauvagement tout et n’hésite devant
rien ? Il peut ainsi ouvrir bien des voies.
Faites donc
quelque chose pour valider vos compétences au lieu de vous contenter de
dénigrer les médiums et les psy ! Ce n’est qu’une fuite en avant de dire
‘’c’est imaginaire et ce n’est qu’entre les deux oreilles’’. Facile à dire mais
ce n’est pas honnête ! Vous le savez bien.
Tout en gardant séparées conventionnellement
les deux casquettes, la quête du savoir demeure essentiellement Une. Et l’on ne
peut continuer à séparer la philosophie de la science ou éclipser l’une par
l’autre. Philosophe et scientifique sont appelés à travailler conjointement. Et
le même chercheur accompli, un chercheur qui trouve et qui dispose d’un esprit
clair, un esprit de lumière, de synthèse et de questionnement audacieux sur
tout aspect du savoir (qu’il a personnellement exploré), est bien celui qui
intègre avec discernement et mesure les deux aspects Yang et Yin de son
activité de recherche honorable. Il incarnera le chercheur accompli à la fois
philosophe et scientifique, un chercheur qui trouve toujours de nouvelles
pistes.
Sans cette
liberté d’esprit et cette ouverture, on est tenté de rejeter d’office toutes
les sciences humaines qui sont tout à fait empiriques et descriptives, au même
titre que toutes les activités religieuses. La liberté de l’esprit de recherche
n’établie pas de barrières et ne rejette pas la fécondité de la coopération
science philosophie, ni la valeur inestimable de leurs fruits escomptés en
sciences humaines sociales et économiques. Une science humaine sans philosophie
ni ‘rigueur éthique’ n’est qu’un tas de fausseté ou une gestion mécanique d’un
agrégat de morceaux de casse-tête, mêlés aux ‘détritus’ de toutes sortes. Je
peux te dire par exemple et sans exagérer, il n’y a rien de plus faux que
l’histoire mise à part la comptabilité et vous savez pourquoi, peut-être même
intimement !
La note positive qu’on se doit d’honorer, et
tout ce qu’on demande au chercheur à la fois scientifique et philosophe,
consiste à demeurer lui-même, tout en permutant principes et méthodes, pour
investiguer le phénomène sur un plan ou l’autre. Matérialisme de méthode, idéalisme de principe sur un plan, ou
idéalisme de méthode et réalisme de principe sur le plan symétrique, comme
je l’ai précisé si haut. N’empêche que par l’intégrité déontologique,
scientifique ou philosophe, l’un comme l’autre doit préciser la perspective de
son discours, aussitôt qu’il s’exprime publiquement. Ceci pour éviter que le
virus moral de la religion s’infiltre et puisse malhonnêtement frapper l’un
avec les armes de l’autre.
Si la
philosophie reprend royalement sa place en se démarquant de tout spiritisme ou
moralisme religieux pour se mettre main dans la main avec les sciences
pratiques, il n’y aura plus de place pour une troisième autorité qui partage le
terrain. Tel est le principe du laïcisme intégral qui laisse seulement à
l’individu en tant que tel, le privilège de concilier personnellement et intimement
les savoirs physiques et métaphysiques, pour
former sa philosophie personnelle. Rien ne devrait l’empêcher non plus de
former une solidarité morale élargie, mais profondément induite de tolérance et
dédiée à la paix et au respect de toutes les différences affichées sur le même
terrain. Vivre et laisser vivre, un pour tous et tous pour un ! En tant que tels et dans cet esprit, il y a de la place, une bonne place à la
vraie religion qui se contente de ce qu’elle est, comme phénomène social qui
répond à un autre besoin de l’être humain qui demeure fondamentalement
religieux malgré tout. En tant que tel, tout patrimoine est beau, mais ne
gardons au piédestal, que celui qui repose solidement sur le respect de la
recherche scientifique et de la rigueur philosophique, sans oublier le profond
respect des différences en matière de religion.
Une science
et une philosophie qui s’abstiennent honnêtement de s’exprimer sur tout aspect
empirique du sacré psychique ou émotionnel au-delà de leur autorité, sont les piliers
d’une bonne maison solide. En outre elles se doivent de respecter
scrupuleusement l’intégrité personnelle et intime de la perception de
l’individu, en demeurant patiemment en dehors de toute polémique passionnelle,
vénale ou mercantile.
De tels aspects doivent incessamment
être pris en considération dans la charte des droits et libertés de l’être. La
religion qui se passe de récupérer ce qui ne lui appartient pas, mérite d’être
profondément respectée. Car nul n’est foncièrement pur et sain, s’il n’est tout à fait humble,
respectueux et non ‘jugemental’, vis-à-vis de tout ce qui n’est pas ‘conforme’.
La
science et la philosophie authentiques n’imposent que des contraintes passives,
toutefois dès qu’elles deviennent exclusives et réductionnistes, elles
deviennent carrément des religions exclusives et fanatiques comme toute autre
religion. Car il n’y a pas de dogme sans jugement. Par contre une religion qui
ne voit aucun coupable ni intouchable, devient un art social de vivre, un mode
de vie responsable, un mode d’expression d’amour agréable parmi tant d’autres.
Mais elle ne devient ni une science ni une philosophie pour autant. Son royaume n’est pas de ce monde et elle ne
doit réclamer aucun ! Si Jésus a donné l’ultime exemple, comment
permettre à ces fanatiques d’assouvir l’ego humain et ses ambitions ?
Aussi radicalement engagé, ce chapitre peut
contribuer à illuminer beaucoup de physiciens et vrais scientifiques,
chercheurs assidus, qui saisissent la rigueur implacable des lois physiques,
même s’ils se trouvent déjà enlisés dans un athéisme spéculateur simpliste. Je
les accueillerais de cœur joie au jury de cette thèse. Quant aux spéculateurs
littéraires et philosophes qui n’ont pas de baguage universitaire en sciences
physiques, s’ils ont déjà un parti pris, leurs connaissances des lois des
sciences humaines ne leur viennent pas en aide pour saisir la portée du message
qui suit. Car les lois globales qu’ils connaissent sont le plus souvent des
descriptions empiriques logiques et objectives des phénomènes observables et
n’ont pas l’autorité des lois physiques en sciences exactes. Elles n’ont pas la
grande rigueur mathématique des lois physiques qui gèrent identiquement l’atome
et le système solaire, le micro et le macrocosme, visible et invisible, sur le
même pied d’égalité!
Les lois
physiques ne sont pas des normes sociales et ne sont pas des codes
conventionnels de la route ou de la bienséance ! Les lois de la physique
sont comme les piliers de cet univers, pour ainsi dire. Loin d’être de simples
interprétations objectives d’un observateur intelligent. Elles ont toujours été
là et s’imposent contre le gré et le raisonnement de quiconque.
Je dis ceci en guise de conclusion de ce qui
précède et en tant qu’introduction de la suite de ce paragraphe. C’est le pont
entre la base fusionnelle solide de la science fondamentale et le champ de
confrontation sans complaisance entre la science et la philosophie en tant que
disciplines séparées.
Pour citer un exemple, sans se laisser
éblouir par son intelligence, il est facile de comprendre pourquoi Einstein est
foncièrement croyant en Dieu maître de l’univers, sans nécessairement être
religieux. C’est son intelligence mathématique démesurée qui lui a imposé cette
réalité de Dieu, autant comme postula, que comme axiome de base, mais cela ne
l’a pas amené à confondre les deux casquettes. Voila un chercheur accompli, à
la fois philosophe et scientifique. Par contre, il n’en demeure pas moins,
qu’il est aussi difficile pour un spéculateur conceptuel de saisir mon message
que pour un éléphant de passer par le chat d’une aiguille, peut être!
Toutefois, pour n’exclure personne, j’inviterais tous les chercheurs en
sciences humaines à lire mon prochain volume ‘’rendre justice à la justice’’.
J’y passerai tout ce qui pourrait leur faciliter l’accès aux perspectives de
cette quête, à mon sens.
Je partage tout de suite mon entendement et
mes vues stables de l’objectivité indépendante disponible à ce sujet.
Même si dans
pas mal d’expériences, le phénomène observé est influencé par l’observateur
ainsi que par le moyen d’investigation, la marge d’erreur est toujours
quantifiable ou estimable. Je n’utiliserais pas le relativisme comme
échappatoire à l’investigation objective. Vous pouvez dire à juste titre que je
suis un double ‘’Saint Thomas’’ autant dans la science qu’en philosophie !
Honnêteté oblige.
Une théorie
sans faits est une fantaisie, mais des faits sans théorie explicative sont des
faits réels et ne sont pas chaos, même s’ils paraissent ainsi. Le chaos n’existe
qu’entre les deux oreilles de l’ignorant. Il n’y a aucun chaos réel dans
l’univers. Les lois de gravitation universelle et de l’électromagnétisme ont
toujours contribué harmonieusement à la vie de la planète avant même que
l’humanoïde en fasse une idée ou en face la moindre connaissance et théorie.
Elles n’étaient absolument pas chaotiques en raison de l’ignorance
humaine ! Avant, comme après les découvertes humaines, l’univers est en
ordre et entend à le demeurer, quitte à balayer devant lui ces éphémérides
ingrates et arrogantes de l’homme s’il le faut
Toutefois, la théorie scientifique n’est pas
à prendre à la légère par qui que ce soit, même si elle est sujette au
changement par nécessité de recherche, de plus en plus avancée. Elle résulte
directement de la rigueur d’observation expérimentale objective, ainsi que la
rigueur de raisonnement logique et mathématique. Elle n’est pas une opinion ni
une idéologie et elle n’est pas comparable à une théorie de l’économie
politique ou du phénomène psychosocial. Elle ne peut être réfutée que par une
théorie plus rigoureuse sur un plan ou l’autre ou les deux à la fois. Ce n’est
que le zoom qui change et permet des conclusions plus rigoureuses.
Aucune religion n’est compétente en la
matière pour s’y prononcer. Dieu est omniscience mais la religion n’est pas
Dieu. Non à la fraude prétentieuse! Les
saintes écritures ne sont pas des manuels scientifiques et ceux qui les
connaissent par cœur ne sont ni scientifiques ni omniscients. Ce ne sont
que des personnes morales. Je répète, aucune religion n’est compétente en la
matière pour s’y prononcer. Mais un religieux d’origine peut devenir
scientifique en observant les contraintes passives de la science, pour faire
valoir une théorie supérieure, s’il prouve sa compétence en milieux
scientifique. Je me dois encore de préciser que la théorie scientifique est
soutenue à la fois par l’observation objective des faits réels et manifestes,
ainsi que par la rigueur du raisonnement logique et mathématique. Mais elle ne
peut réclamer sa validité ultime sur le sujet de sa thèse, que par la capacité de reproduire l’expérience
du phénomène en question ! Si l’un de ces trois facteurs n’est pas à
l’épreuve, cette théorie sort du domaine
des sciences exactes. Mais elle peut demeurer dans le champ ouvert de
recherche au même titre que le reste des sciences humaines.
Je vous donne un exemple.
Le
matérialisme méthodique et les déductions logiques et analogiques qui
soutiennent la théorie de l’évolution darwinienne ne suffisent pas pour placer
sa théorie parmi les sciences exactes. Elle souffre l’épreuve de reproduction
expérimentale à son crédit.
Notez bien que, reproduire l’approche ou le
méthodisme de recherche, n’est pas reproduire le phénomène sur lequel se
prononce la théorie! La science exacte par contre, reproduit volontiers le
phénomène ainsi que la mesure effective de la preuve à l’appui de la théorie. À
titre d’illustration, la preuve de la proportionnalité entre le poids et la
masse est à tout moment vérifiable et mesurable en tout lieu donné. Il y va de
même pour la proportionnalité entre le voltage et l’ampérage électrique.
Ne pouvant pas reproduire le phénomène de
l’évolution et la preuve tangible, on ne peut honnêtement considérer la théorie
de Darwin comme une théorie de sciences exactes. Y insister de n’importe quelle
manière ne relève pas de l’esprit scientifique, mais plutôt de la polémique
partisane.
Aucun
scientifique ne sent le besoin de défendre ou de promouvoir quoi que ce soit, à
moins d’une nouvelle trouvaille dont il est l’auteur. Le scientifique
laisserait volontiers toute passion aux démagogues politiciens et religieux!
Pour de
telles raisons comme tant d’autres, la
théorie darwinienne demeure ouverte à tout questionnement d’ordre scientifique,
logique et philosophique dans le vaste champ de recherche. Ceci, au même
titre que toutes les autres sciences humaines, qui sont, je le dirais à haute
voix, aux balbutiements de l’expertise humaine! Je dis ceci, compte tenu de la
courte durée de vie de l’homme comparée à l’âge de l’espèce.
On verra plus
loin, que nous sommes dans un grand cycle de renaissance et de développement,
après une quasi disparition de l’espèce, qui recommença longtemps après à
zéro !
Voici ma
thèse et ce que j’ai à dire pour le moment
CHAPITRE 3
CONFRONTATION AVEC LA SCIENCE &
COUPS DE FOUET À LA RELIGION
Le Darwinisme et la pensée magique moderne
Me basant sur le chapitre précédant, j’avance maintenant
direct au but. Mais nul ne peut valider définitivement ou invalider honnêtement
ce qui suit, sans avoir étudié sérieusement le chapitre précédent. Je
souhaiterais que le simple curieux, qui ne veut pas lire ce chapitre en
question, garde au moins son opinion personnelle pour lui, s’il ne peut
s’abstenir de lire ce qui suit !
Honnêteté
oblige.
L’école laïque et scientifique a répondu au
questionnement de nos enfants au sujet des commencements de la terre, de la vie
sur la planète terre et du début de l’espèce humaine en remontant
jusqu’aujourd’hui. Je n’ai rien contre le laïcisme; il a bien fait ses preuves
et s’est avéré indispensable dans les institutions modernes. Toute l’humanité
lui doit beaucoup dans l’assainissement de sa perspective évolutive loin de
l’absolutisme religieux exclusif. Toutefois, l’approche pédagogique de l’école
laïque se base évidemment sur le Darwinisme avec sa théorie de l’évolution.
Certains parents intelligents et qui n’ont rien contre la science, ont dévoilé
à leurs enfants l’autre version qui court à ce sujet. Qu’ils y croient ou non,
c’est tout a fait sage. La transparence est bonne.
Bien entendu,
l’école religieuse rejette l’idée que l’humain est un descendant du singe et
soutien aveuglément l’antithèse de cette théorie. Son interprétation littérale
de l’allégorie du commencement est tout à fait absurde et anti-scientifique,
car la terre n’est pas le nombril de l’univers et l’humanité terrestre n’est
pas le seul peuple de Dieu. Le seul argument solide que cette école soutient,
c’est que le créateur omniscient et
tout-puissant n’a pas besoin d’une si longue évolution d’espèces animales pour
créer l’être humain! C’est un argument solide si Dieu existe et on y verra les
preuves et le bon sens.
Alors, de ces deux écoles, qui dit vrai? À
qui donner raison? Et pourquoi cette dualité devant la conscience de l’enfant?
Les adultes
aussi connaisseurs et aussi intelligents ne s’entendent jamais sur rien
apparemment, se dirait l’enfant ! C’est qu’il n’y a pas de vérité certaine
à ce sujet. Sinon d’où vient ce virus d’ambiguïté? N’ayant aucune connaissance
ni certitude sur leur origine, d’où ils viennent, ni sur la finalité où ils
partent, ces adultes ne sont pas moins enfants ignorants ! À qui se fier?
La vie semble
plate et n’a aucun sens!
C’est là par définition le champ de
confrontation entre la thèse créationniste et l’antithèse évolutionniste.
_ Quelle est l’origine de cette
dichotomie ? Et, y a-t-il vraiment place à une synthèse qui tient debout?
_ Une question à la fois ; ce n’est pas si
simple.
Au cours de
l’histoire de l’humanité, il y a des hauts et des bas, des civilisations qui
montent jusqu’à l’apogée et commencent à dégringoler jusqu’à la déchéance
totale. Au cours de la montée, chaque génération qui vient est porteuse de
nouvelles découvertes, de nouvelles connaissances et d’une nouvelle vision
supérieure à la vision des générations précédentes. Mais on comprend bien, qu’à
la déchéance d’une civilisation, l’apogée du progrès est laissée derrière.
Chaque génération descendante n’est fière que des accomplissements de ses
ancêtres, leurs sciences et leurs connaissances. Ce sont les anciens qui savent
et qui ont été témoins de bien des miracles, des oracles et des merveilles qui
transcendent l’entendement actuel ! Il va de soi que pour remonter la
pente et progresser de nouveau, on doit cesser de croire que nos ancêtres
étaient supérieurs à nous, ne serait-ce que dans le cas de cette génération qui
nous a précédé et qui a sombré dans les abysses de la pire ignorance. Il
s’ensuit automatiquement une scission ou un divorce avec le passé désuet, et en
avant la découverte ! On verra mieux plus tard.
Ce fut le cas de la génération scientifique montante de la révolution industrielle, qui a littéralement divorcé avec le savoir central de la civilisation judéo-chrétienne.
.../...
______________________________________________________________
Page arrière:


L’auteur Causeries de l’alchimiste
‘’Mustapha Soufia est d’abord un découvreur spirituel,
ensuite il est Ingénieur Industriel et psycho éducateur, conférencier et
thérapeute holistique. Adepte de la voie silencieuse de la méditation dans le
cœur depuis de nombreuses années. Son expérience et sa connaissance de la voie
intérieure sont exceptionnelles. Il ne se contente que de l'ultime et pratico
pratique dans cette alchimie Divine, ainsi que la quête de l'Ascension. Il
n'adopte que la plus profonde simplicité de la sagesse antique
transcendante. Mais, il a l’art de la mettre à la portée de tous. Il la
pratique dans sa pure simplicité. Il ne veut être classé dans aucune catégorie.
Car dans la transparence de la vie impersonnelle, on n’appartient ’plus’ à
aucune catégorie. La seule façon de connaître cet enfant de la lumière, est de
méditer dans le cœur, ses plus simples idées qu'il partage et de les expérimenter
dans la vie quotidienne"
Sylvain
Girard / Chercheur Spirituel et Musicien Québécois
ISBN 978-2-9810667-5-6
www.cristalray.ca


